C’est en 2015 que j’ai obtenu mon diagnostic d’autisme Asperger. C’était l’évènement le plus significatif quant à mon développement personnel. C’était littéralement un moment d’ «Alléluia!». J’ai enfin su que je n’étais pas seule au monde, mais que je provenais simplement d’une espèce humaine singulière qui représente la minorité visible. Le diagnostic n’a rien changé à ma personnalité ou à mon fond intérieur, mais il a certainement mis un mot sur le tourment intérieur que je vis depuis l’enfance.

Le pouvoir de mes forces est à mes yeux, supérieur à celui de mes faiblesses et je considère que d’être comme je suis, pour le meilleur et pour le pire, est une opportunité que la vie m’a offerte. Bien que cette différence vienne avec des embuches continuelles, c’est aussi en partie grâce à elle que je dois plusieurs de mes succès.

Je pense que d’obtenir mon diagnostic si tard a généré que j’ai dû tout au long de ma vie, déployer des efforts immenses pour essayer de comprendre d’où provenaient mes difficultés. Demeurer dans le doute quant à mes différences pendant si longtemps m’a poussé à faire énormément d’introspection, ce que je n’aurais peut-être pas fait si j’avais obtenu mon diagnostic plus tôt.

Voici ma citation, celle qui régit ma vie :

‘’Peu importe à quel point une situation peut sembler horrible, rien n’arrive pour rien et tout arrive pour le mieux.’’

J’ai deux enfants, Ana (4 ans) et Loik (5 ans). En 2016 ce fût au tour de mon aîné d’obtenir son diagnostic d’autisme Asperger. À mes yeux, sa différence est simplement magnifique et je remercie l’univers de m’avoir donné un enfant tel que lui. Étant moi-même autiste Asperger, je peux le comprendre et le soutenir puisque ce qu’il vit, je le vis depuis ma plus tendre enfance.

Une de mes missions de vie est de tout faire pour que Loik soit épanoui et libre du jugement des autres. De lui faire comprendre que les gens toxiques trouveront toujours un moyen de critiquer les autres et que ça ne lui appartient pas. Qu’il doit chérir ses différences et croire en lui, puisque le jugement des autres n’est rien de plus qu’un regard sur l’intérieur de celui qui juge.

C’est dans ma discipline de l’écriture et du tennis que je retrouve bien-être et réconfort. Écrire me permet de libérer mon cerveau des idées, questions et même conversations avec moi-même, qui y tourbillonnent sans cesse. Quant à lui, le tennis me permet de ‘’redémarrer’’ mon cerveau tel un ordinateur. Car pendant que je joue au tennis, la seule chose qui importe, c’est la balle (et gagner mais ça c’est une autre histoire). Jouer au tennis représente pour moi un moment d’accalmie.

Pour ce qui est des études, j’avais complété 27 cours/ 29 cours en Sciences pures (DEC) lorsque je suis tombée enceinte de Loik et je n’ai pas encore terminé les deux cours restants. J’ai aussi fait plusieurs cours de psychologie à l’université au courant de ma vie adulte.

Mes passions :

-Mes enfants

-L’astrophysique

-Le droit

-La psychologie

-L’informatique (cybersécurité, SEO, création de sites web, programmation etc.)

-L’écriture

-Le piano

-Le chant

-Les télescopes

-Mon cube Rubik

-Le tennis

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